Atelier Fabrique ton sapin

Publié par Luciana Leclerc le

A l’approche de Noël nous nous sommes questionnés : 

– Est-il écologique d’abattre un arbre qui a mis 7 à 10 ans à pousser pour le conserver quelques semaines dans notre salon ? 

– Le sapin artificiel constitue-t-il une bonne alternative ? 

Après la lecture de plusieurs articles sur le sujet nous avons pensé que construire son sapin soi-même pouvait être LA solution !

C’est comme ça que le Claje, Autour de la baleine et Action Transition ont eu l’idée de proposer un atelier : 

“Fabrique ton sapin”, le samedi 4 décembre au café Maya Angelou

 Le café a pu accueillir suffisamment de monde pour fabriquer 7 sapins . 

Pour cela, en amont, Boubacar et Giulia ont préparé la logistique. Ils ont notamment listé tout le matériel et calculé la découpe des tasseaux (sacré boulot). Des tasseaux en bois de sapin français, des tiges filetées et des boulons ont constitué l’ensemble du matériel à acheter. Ensuite tout le monde a apporté ses outils de bricolage à partager.

Après avoir fait connaissance les uns avec les autres nous nous sommes organisés. Nous avons choisi de s’atteler à des tâches communes plutôt que chacun s’occupe de fabriquer son propre sapin. Il n’y avait pas moins de 45 morceaux de bois à mesurer, découper, poncer et percer pour chaque sapin, soit 315 en tout. 

Nous étions tous (grands et petits) très occupés et n’avons pas vu le temps passer. L’arrivée de la nuit (et de la pluie avec) nous ont permis de réaliser que cela faisait déja 3 heures que nous étions affairés. L’atelier s’est donc terminé avec un peu de retard mais tout le monde a pu repartir avec son sapin en bois terminé. Restait juste à chacun un dernier arrangement à faire chez soi pour que le pied tienne bien la structure. 

Nous avons tâtonné par moments face à des imprévus (les aléas du bricolage), mais cette expérience nous permettra d’être plus efficaces l’année prochaine si on réitère cet atelier. 

Un grand merci à Giulia et Boubacar pour leur accompagnement généreux, sans relâche et dans la bonne humeur ainsi que pour le rangement dans la précipitation afin que le café Maya puisse accueillir l’événement de la soirée. 

Merci à Philippe qui a trouvé la solution pour l’approvisionnement en bois. 

Sélection d’informations trouvées sur internet lors de la recherche sur le thème empreinte écologique des sapins de noël:

Plusieurs variétés de sapins sont cultivées et proposées sur le marché, les plus populaires sont le Nordmann, sapin préféré des Français avec plus de 78,3 % des parts de marché en volume et l’Epicéa (18,6 % du marché) qui est de moins en moins acheté. 

Malheureusement, le sapin de Nordmann n’est pas toujours cultivé en France et provient des pays de l’Est et du Danemark : la vigilance s’impose pour privilégier un achat local et probablement plus respectueux pour l’environnement.

Toutefois, une grande quantité de sapin est cultivée en France, essentiellement dans le Morvan (Bourgogne) et en Franche-Comté. Mais la monoculture du sapin a l’inconvénient d’appauvrir la biodiversité, et les plantations polluent les nappes phréatiques à cause de l’emploi de pesticides. Sur ce point, les producteurs ont fait des efforts significatifs, puisqu’ils utilisent cinq fois moins de pesticides qu’il y a 10 ans. Une convention a été signée en 2003 entre l’AFSNN (Association française du sapin de noël naturel) et le Parc naturel régional du Morvan pour le développement environnemental de la filière. Malgré tout, de nombreux producteurs, dans un souci de rentabilité, continuent d’employer une quantité importante de pesticides (herbicides, insecticides…) Le diazinon, l’un des pesticides utilisés, constitue un poison parfois mortel pour les oiseaux, les poissons mais aussi les êtres humains. En cas de pluie, il s’infiltre dans le sol et contamine la nappe phréatique.

D’autre part, il peut être recyclé de manière relativement écologique : biodégradable, il peut être transformé en copeaux de bois ou composté. Bien sûr, la collecte de déchets comme l’exploitation du compost nécessitent un transport motorisé. 

En 2019, seulement 16 % des Français avaient choisi le sapin artificiel (qui imite le sapin naturel dans sa texture et ses couleurs). Il dure effectivement plus longtemps que le sapin naturel, mais pas suffisamment pour présenter un avantage sur le plan environnemental, puisque les français le changent en moyenne tous les trois ans (et produisent ainsi beaucoup de déchets !) alors qu’il faudrait le garder au moins 20 ans pour limiter son impact environnemental selon l’ADEME. Il ne s’agit donc pas d’une solution plus écologique. De plus, un sapin artificiel est fabriqué avec des matières premières non renouvelables, comme le plastique, produit à partir du pétrole. Il n’est pas biodégradable et son incinération en fin de vie dégage des vapeurs nocives pour l’environnement et l’être humain. Enfin, son transport nécessite une grande quantité de ressources puisqu’il vient souvent de pays asiatiques.


1 commentaire

Philippe · 24 décembre 2021 à 19 h 18 min

En tout cas, l’essentiel de l’intérêt d’un tel atelier est aussi la rencontre entre les personnes, et pour beaucoup d’entre elles, la découverte de ce lieu si particulier qu’est le Café Maya et son jardin mitoyen.

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